L’Accord de Paris a été signé le 12 décembre 2015 par 196 Etats lors de la COP21, c’est-à-dire la 21e conférence internationale pour le climat. (1,2)
Cet accord est entré en vigueur le 4 novembre 2016. Son objectif est de maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale en dessous de 2°C.
L’idée est de parvenir à retrouver les niveaux de température préindustriels.
Le terme COP veut dire “Conférence des Parties”. Cette COP a été créée lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. (3)
Les Nations-Unies avaient alors adopté une Convention-cadre sur les changements climatiques. La COP est l’organe décisionnel de ce traité. Depuis 1995, elle se réunit tous les ans.
Les Etats participent aux COP bien-sûr mais ils ne sont pas les seuls. Sont présentes aussi les ONG et les entreprises. Une partie de la société civile est donc représentée et chacun place ses pions…
En 2023, la COP28 s’est réunie à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre. La présidence émirati de cette COP souhaitait que soit établi un bilan mondial des efforts consentis pour le climat depuis l’Accord de Paris. (4)
IPES Food veut que l’alimentation fasse partie des débats
À l’occasion de cette étape importante, IPES Food, un panel de 24 experts a publié un rapport visant à encourager les Etats à prendre en compte les politiques agricoles et alimentaires dans ce bilan. (5,6)
Cet organisme est financé par différentes Fondations :
- La Fondation Daniel et Nina Carasso Foundation,
- La Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme (FPH),
- La Fondation de la 11e heure
- Rosa Luxemburg Stiftung.
IPES Food est co-présidé par Olivier de Schutter (Belgique) et Lim Li Ching (Malaisie).
Olivier de Schutter est un juriste qui travaille sur le droit à l’alimentation depuis des années tandis que Lim Li Ching est chercheuse. Elle a publié de nombreux travaux sur l’agriculture durable.
L’action d’IPES Food vise à :
- améliorer la qualité de la production alimentaire ;
- améliorer la vie des agriculteurs dans le monde entier.
Les experts de cet organisme souhaiteraient que les discussions sur le réchauffement climatique soient aussi l’occasion de remettre en question les pratiques agricoles dominantes dans le monde depuis 70 ans.
Ils rappellent que les systèmes alimentaires sont responsables d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre, subdivisé comme suit (7) :
- 11% : l’agriculture et l’élevage ;
- 10% : transport, transformation, emballage, commerce de détail et déchets ;
- 11% : changement d’affectation des sols.
Puisqu’il s’agit de réformer l’activité humaine en la rendant plus écologique, ne faut-il pas, en même temps, faire évoluer les modes de productions agricoles et de consommation alimentaire ?
Et cela est d’autant plus valable qu’une agriculture plus respectueuse de l’environnement permet aussi, le plus souvent, de produire des aliments plus sains pour la santé.
Ces experts estiment qu’il est possible (8) :
- d’améliorer la qualité de la production ;
- de réduire le gaspillage alimentaire ;
- de favoriser les circuits courts : du producteur au consommateur par exemple ;
- de développer l’agriculture biologique et l’agroécologie ;
- d’augmenter le bien-être des agriculteurs.
Une action globale pour renforcer des initiatives locales
L’IPES Food recommande aux gouvernements du monde entier de s’inspirer des politiques locales qui ont fait leurs preuves.
L’intérêt du rapport de l’IPES Food est qu’il part du terrain. Les experts ont recensé 12 exemples dans le monde où des villes ou des régions se sont montrées exemplaires.
Ils aimeraient que ces initiatives soient mieux connues et répandues.
Et estiment que la COP28 est un bon moment pour faire connaître ces pratiques vertueuses.
Voici trois exemples listés dans leur rapport.
En tant que consommateur régulier de compléments alimentaires (chardon-marie pour le foie, curcuma, oméga-3 et magnésium), je lis cet article avec beaucoup d’intérêt.
Il est clair que l’alimentation représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre, et c’est un sujet qu’on ne peut plus ignorer. J’essaie déjà d’appliquer certains conseils au quotidien : je privilégie les produits bio et locaux autant que possible, je réduis ma consommation de viande (surtout rouge) au profit de légumineuses et de légumes, et je fais attention au gaspillage.
Ce qui me plaît dans l’article, c’est qu’il met en avant des solutions concrètes et locales qui marchent vraiment (comme à Mouans-Sartoux). Ça montre qu’on peut améliorer à la fois notre santé, celle de la planète et le quotidien des agriculteurs sans tout révolutionner d’un coup.
Personnellement, je complète mon alimentation avec des compléments de qualité parce que même en mangeant mieux, je sais que les sols sont parfois appauvris et que mon corps a parfois besoin d’un coup de pouce (surtout en hiver). Mais je suis d’accord : les compléments ne remplacent jamais une bonne assiette !
Bravo pour cet article positif et mobilisateur. Il donne envie d’agir plutôt que de culpabiliser. J’espère que les décideurs vont vraiment intégrer l’alimentation dans les négociations climatiques, car c’est un levier puissant et accessible à tous.