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Consommez-vous du vin bio ?

Savez-vous qu’il n’existe qu’un seul pays qui consomme plus de vin que la France ?

Il s’agit des Etats-Unis. (1)

La population y est de 330 millions d’habitants, soit 5 fois plus qu’en France !

Car on parle de pays consommateurs de vin, mais dans les faits, ce sont bien les habitants qui lèvent leur verre… (1)

Les français ont consommé 3,5 milliards de bouteilles en 2019, ce qui représente 40 litres par habitant.

Mais en 1975, la consommation était de 100 litres par habitant !

Elle a chuté de 60% mais reste la plus élevée au monde par habitant.

 

Du vin pour les français et le monde entier

La France produit 4,2 milliards de litres de vin par an.

Cela en fait le deuxième producteur mondial derrière l’Italie. (1)

60% du vin produit est consommé sur place, je veux dire localement.

Et même si l’on importe du vin d’Italie, d’Argentine, d’Espagne ou de Californie, voilà tout de même un domaine dans lequel la France est autosuffisante !

 

Et le pétrole ?

La production agricole dépend de l’énergie.

La vigne, comme la plupart des autres cultures, a besoin de tracteurs, d’engins agricoles, d’engrais et de pesticides. Toutes ces activités aujourd’hui dépendent du pétrole.

Le tracteur à voile n’a pas encore été inventé…

La production d’engrais par exemple est une activité qui nécessite beaucoup d’énergie. C’est une activité polluante. (2,3)

Même s’il n’y a pas de pétrole dans les engrais, il en faut beaucoup pour les obtenir.

 

Et les pesticides ?

Les pesticides, eux, sont souvent à base de pétrole. (4,5)

Par ailleurs, ils dégradent la qualité des sols, menacent la biodiversité et surtout sont mauvais pour la santé. (6,7)

Leur caractère cancérigène a longtemps été débattu mais dans la tête de la plupart des vignerons, même lorsqu’ils les utilisent, cela ne fait aucun doute.

Contrairement à leurs parents ou grands-parents, ils mettent des gants et se protègent quand ils manipulent ces substances. (8,9)

Ils savent très bien que parmi leurs collègues, beaucoup ont eu un cancer de la vessie ou la maladie de Parkinson. Ils savent que certains enfants sont nés avec des malformations potentiellement imputables aux pesticides. (8)

Les médecins des régions viticoles le savent parfaitement aussi.

Au CHU de Bordeaux, le cancer de la vessie est depuis longtemps considéré comme la maladie du vigneron. (9)

Et tout le monde sait que cela n’est pas la faute du raisin !

L’une des molécules les plus connues, le glyphosate a été classé comme cancérigène probable par le Centre International de Recherche contre le cancer (CIRC) en 2015. (10) Cet organisme dépend de l’OMS.

Mais si le glyphosate a été interdit pour les particuliers en France, et les jardins publics, il reste pour l’heure autorisé chez les agriculteurs et encore très utilisé pour de nombreuses cultures, comme la betterave par exemple. (11)

Le gouvernement est bien conscient du risque que représente l’utilisation du glyphosate pour notre santé et l’environnement.

Pourtant, ces dernières années, il n’y a eu aucune avancée pour stopper l’utilisation des pesticides comme le glyphosate.

Qu’attendent nos décisionnaires pour prendre des mesures ?

Des alternatives naturelles existent, c’est le moment de les mettre en place !

Interdire le glyphosate est la première étape de cette transition mais ce n’est pas suffisant !

Nous devons accompagner et former les agriculteurs, faire en sorte qu’ils subissent le moins de perte possible et les supporter financièrement quand cela est nécessaire.

Une autre agriculture est possible !

Pour la santé de tous, agissons maintenant !

Quels pesticides trouve-t-on dans le vin ?

Voici la liste des onze pesticides identifiés par le Pr Gilles Eric Séralini (4) :

  • Boscalide – fongicide
  • Cyprodinil – fongicide
  • Diméthomorphe – fongicide
  • Fenhexamide – fongicide
  • Folpet et phtamide – fongicide
  • Glyphosate et AMPA – herbicide
  • Iprodione – fongicide
  • Iprovalicarbe – fongicide
  • POEA – pesticide utilisé au moins avec des herbicides ou seul
  • Pyyriméthanil – fongicide
  • Roundup – herbicide
  • Synthèse de l’expérience – fongicide, herbicides

L’un des problèmes liés à ce cumul de substance déversée dans l’environnement et consommée par les amateurs de vin est l’effet cocktail. (12)

Ces substances s’associent entre elles et produisent des effets sur la santé qui sont plus que proportionnels. Même à petite dose, ils peuvent avoir un effet sur les hormones par exemple. (12)

 

Pourquoi utilise-t-on des pesticides ?

Si les viticulteurs utilisent ces produits, ce n’est pas par plaisir. Il s’agit d’un métier difficile et très dépendant des aléas climatiques.

Les pesticides permettent d’éviter les maladies cryptogamiques, c’est-à-dire causées par les champignons.

Ils évitent l’enherbement et protègent les vignes des ravageurs.

Les producteurs bio pour éviter ces problèmes sont obligés d’être vigilants à chaque instant, d’utiliser des méthodes naturelles comme le cuivre, l’homéopathie ou encore les émissions d’ondes. (13,14,15)

Mais il faut être formé à ces techniques et convaincu de leur efficacité. Cela peut prendre un peu de temps et d’adaptation.

Pourtant, une fois qu’ils ont réussi leur installation en bio et qu’ils ont trouvé le bon équilibre, ils ne changeraient leur approche pour rien au monde !

 

Quelles sont les quantités versées dans les vignes ?

Depuis quelques années, les agriculteurs français font des efforts.

Mais la consommation de pesticides reste élevée. Elle a même bondi en 2020 de plus de 23% par rapport à 2019. (16)

À la moindre inquiétude climatique, le recours aux pesticides reste important.

Depuis quelques années, la consommation de pesticides en France tourne autour de 45 000 à 55 000 tonnes de pesticides par an. (6)

Il y a 20 ans, ce chiffre approchait les 100 000 tonnes. (7)

La consommation a été divisée par 2 en 20 ans. Bravo ! (17)

Aujourd’hui, la France occupe le 7e rang mondial en termes de consommation de pesticides.

3,7 kg par hectare sont épandus chaque année contre 5,9 dans les années 90. (18)

Ce chiffre est une moyenne cependant.

Il cache certaines disparités.

Ainsi, il y a encore quelques années, la vigne en France représentait 3 à 4% de la surface agricole utilisée et consommait environ 20% des pesticides du pays. (19)

Les syndicats viticoles contestent ces chiffres qu’ils trouvent exagérés mais peinent à mettre en avant les bons chiffres. (19)

Une chose est sûre : la vigne a, pendant trop longtemps en France, concentré de nombreux pesticides.

Il faut saluer et encourager les efforts des vignerons.

Mais l’idéal reste de les accompagner dans leur évolution. Cela passe par la consommation de vin bio.

Pour ma part, comme je sais qu’il y a – encore aujourd’hui – une concentration plus élevée de pesticides dans la vigne qu’ailleurs, je ne consomme quasi exclusivement que du vin bio, sauf lorsque je suis invité.

D’ici quelques années, l’offre française sera-t-elle majoritairement bio ?

Qui vivra verra !

 

Solidairement,

Julien

 

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Références 

  1. https://www.intervin.fr/etudes-et-economie-de-la-filiere/chiffres-cles
  2. https://www.iaea.org/sites/default/files/16502602629_fr.pdf
  3. https://nibuniconnu.fr/les-pesticides-pour-les-nuls/
  4. https://la-pangee.com/blog/les-pesticides-dans-le-vin-le-sujet-qui-fait-peur-n29
  5. https://www.larvf.com/,vin-viticulture-pesticides-analyses-idac-pibarnon-bouchard-canon-zind-humbrecht,10343,4024041.asp
  6. https://www.generations-futures.fr/actualites/pesticides-sol/
  7. https://www.inrae.fr/actualites/biodiversite-services-rendus-nature-que-sait-limpact-pesticides
  8. https://www.larvf.com/,vins-viticulture-pesticides-analyse-enquete-dangers-sante-maladies-vignerons,2001116,4244181.asp
  9. https://www.sudouest.fr/economie/agriculture/cancers-dans-le-monde-agricole-on-sous-estime-l-impact-des-pesticides-9324180.php
  10. https://www.science-environnement.com/pollutions-environnementales/glyphosate-classement-du-circ-et-classement-de-efsa-agences-sanitaires/
  11. https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/le-gouvernement-reintroduit-les-neonicotinoides-dans-la-culture-de-betterave-jusquen-2023-1229014
  12. https://www.inrae.fr/actualites/effet-cocktail-pesticides-faible-dose-lalimentation-premiers-resultats-lanimal-montrent-perturbations-metaboliques
  13. https://reporterre.net/La-viticulture-bio-s-interroge-sur-la-toxicite-du-cuivre-pesticide-naturel
  14. https://www.monhomeomonchoix.fr/fr/essentiels/lhomeopathie-une-solution-pour-proteger-les-vignes/
  15. https://www.agrotic.org/les-actualites/ondes-et-vibrations-pour-la-vigne-et-le-vin/
  16. https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/la-france-a-encore-du-mal-a-reduire-sa-consommation-de-pesticides-1336095
  17. https://www.senat.fr/rap/l02-215-2/l02-215-239.html
  18. https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/agriculture-pesticides-pays-plus-gros-consommateurs-10757/
  19. https://www.decodagri.fr/non-la-vigne-n-utilise-pas-35-des-pesticides-pour-4-des-surfaces/
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27 Comments
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2 mois il y a

Sur le tonnage des pesticides,il faudrait prendre en considération la concentration en matières actives qui ,il me semble ne cesse d’augmenter.

Le Vérinois
2 mois il y a

En plus de la vigne il y a les céréales qui nous empoisonnent (pollution de l’air et des captages dans les plaines d’Aunis notamment). C’est les compléments au glyphosate qui sont dangereux: voir les études de Gilles-Eric Séralini, et la Commission Européenne doit remettre en cause ses processus d’homologation.
A.Le Vérinois

Jano
2 mois il y a

Il faut savoir que dans le vin BIO , il y a également des pesticides , mais à moindre dose . Le vin le moins (pollué !) est le vin NATURE … Mais celui ci , n’est pas encore sur beaucoup de tables , et sa production est encore relativement faible .

ANONYME JEAN
2 mois il y a

Il faudrait que ceux qui nous dirige arrête de recevoir des pots de vin comme ceux des Big Pharmas et notre cher président pour commencer c’est l’argent qui mène le monde
et qui le tue en même temps je suis une de leur victime . Ca tue le monde et le sol la vie microbienne et la struqueture

Jean Jacques FAUCHER
2 mois il y a

Bonsoir
Je suis d’accord avec vous mais il ne faut pas mettre glyphosate sur une ligne et roundup sur une autre car c’est le même produit, et là vous perdez en crédibilité. Merci i

Bertrand
2 mois il y a

Article très intéressant, n’oublions pas les vins certifiés Demeter, certification qui couvre la viticulture et la vinification avec des critères très poussés, allant jusqu’à la matière du bouchon et du contenant (pas de plastique ni Bib… en Demeter)!
Concernant la viticulture, 3kg/ha de cuivre contre 6 en bio classique par exemple.

Christine
2 mois il y a

Je ne bois plus que du BIO : j’habite le Languedoc, et c’est une des régions les plus polluées aux pesticides, dans les vignes… l’eau n’est peut-être plus potable…

DENISE
2 mois il y a

Bonjour JULIEN

En réponse, de temps en temps (car c’est cher ) j’achète une bonne bouteille de vin chez un caviste, et celui m’a expliqué : que le vin a des sulfites à la base c’est la fermentation chez un caviste il y a 15 % de sulfites c’est pourquoi qu’ils en on peut en réserve.
en BIO entre 30 et 80%
en gde surfaces ça peut aller jusqu’à 200/ 250 %

2 mois il y a

Et l’un des pays ou le vin bio est le moins produit est les USa, Donc vous avez plus de « chance » de picoler du pinard intox gringo que toute autre origine.

Oliete
2 mois il y a

Merci pour cette lettre objective.

FP Timbal
2 mois il y a

Le glyphosate et tous les pesticides-herbicides-fongicides de synthèse : poisons mortels pour le vivant, d’abord pour les agriculteurs, ensuite pour toute la population. L’environnement dans son intégralité en est pollué ; les résidus se trouvent dans l’eau du robinet de tout le monde, dans l’organisme de tout un chacun quel que soit l’âge. Il s’agit d’un suicide collectif chimique, qu’il faut arrêter d’urgence.

Le vin bio est bien certifié bio (AB), et comme il a été précisé auparavant, c’est la viticulture (culture de la vigne et production du raisin) qui est soumise au cahier des charges AB, la vinification (production du vin) restant l’affaire maison du vigneron. Néanmoins, les vignerons bio adaptent leurs pratiques et la plupart évitent d’utiliser des additifs artificiels dans les processus de vinification. Côté santé, il n’y a pas photo entre les vins bio et les vins conventionnels : à l’échelle nationale, la viticulture conventionnelle est la culture qui utilise les plus grandes quantités de pesticides et les doses les plus élevées ; en bio, le cuivre et le soufre autorisés ne proviennent pas des mêmes préparations que ceux de l’agriculture conventionnelle, et surtout, les doses utilisées sont largement inférieures. Côté goût, c’est le terroir, et avec lui, le temps qu’il faut pour obtenir des vins de qualité en adaptant les techniques et les procédés, année après année, essais après essais.

Concernant la motorisation en viticulture. En effet, tant mieux, la traction animale chevaux-ânes progresse, pas seulement dans les grands domaines. Impeccable, bien plus sympa, pourvoyeur de crottins pour amender la terre. Un animal éduqué et expérimenté avec son harnachement coûte bien moins cher qu’un tracteur neuf : viser 9000 €. C’est vrai que la conduite n’a rien à voir, on a affaire à un animal intelligent avec de la personnalité, dont on doit bien s’occuper, que l’on doit bien soigner et avec lequel on doit négocier les choses ; ça s’apprend, ça ne s’improvise pas, c’est une compagnie de vie et de travail. Les animaux ne défoncent pas le sol, au contraire ils font attention et ne piétinent pas ou ne bousculent pas les cultures. Comme dans les vergers en arboriculture fruitière bio, on utilise aujourd’hui des tracteurs électriques (tracteurs bas et moyens, adaptés aux vignes), tout comme des plateformes de travail électriques, bien plus silencieux et plus maniables que les gazole en plus d’être quasiment non polluants. Il faut simplement ne pas oublier de les remettre systématiquement en charge au hangar d’un jour sur l’autre… comme les voitures.

Marco
2 mois il y a

Hum ! Le Bio est-il vraiement Bio ? En tous cas bien souvent pas fameux. Perso je n’en achète pas. –

De Clercq Stéphan
2 mois il y a

Bonjour,
il y a une erreur dans l’article,
En effet le glyphosate (Round Up) est un déserbant systèmique. Les agriculteurs n’en mettent pas sur les betteraves car cela les détruirait. A moins d’avoir des betteraves transgéniques résistantes au round up, mais ce mode de culture a été abandonné.
Je pense que vous vouliez faire référence aux néonicotlnoides qui sont néfastes pour les abeilles (cf l’article en référence 11.
Bien à vous !

Jean Marie SAROT
2 mois il y a

Les pesticides détruisent les insectes. Ce sont les fongicides qui détruisent les champignons afin d’éviter les maladies cryptomatiques. Le glyphosate est un désherbant qui détruit les mauvaises herbes. Un produit dangereux qui n’est pas souvent cité pour la production de blés, est le ralentisseur de croissance qui limite la hauteur des blés afin que les épis profitent plus de la poussée. Jamais n’est évoqué la quantité résiduelle qui, éventuellement, serait présent dans les farines.

Christine
2 mois il y a
Répondre à  Jean Marie SAROT

Et le blé complet !

Sinbad
2 mois il y a

Bonjour
Il faut regarder de près les indicateurs de consommation de pesticides car la nouvelle méthode de l’Anses (agence de sécurité sanitaire) ne considère que les quantités et non le nombre de doses utilisées (Nodu) . Cela biaise les statistiques car 4 kg de sulfate de cuivre/ha deviennent ainsi « plus polluants » que 25g/ha de néonicotinoïdes qui ont quand même autant sinon beaucoup plus d’impact environnemental. La vigne bio progresse mais il vaut mieux être bien renseigné sur la cave d’origine car la vinification n’a pas de cahier des charges officiel, et il existe des pratiques pas forcément idéales.
Les touristes consomment du vin, mais pas tous et pendant un séjour de moins d’1 semaine en moyenne.Ceci dit il est quand même mieux de consommer peu et bon plutôt que beaucoup de vin bas de gamme. Les bières voient leur degré d’alcool augmenter depuis plusieurs années.

Frédérique Gravelaine
2 mois il y a

bonjour. Le vin bio est très loin d’offrir une solution satisfaisante car des quantités importantes de pesticides, d’engrais et d’intrants divers (en particulier les sulfites mais pas que) y sont autorisés! En fait, c’est le vin nature qu’il faut rechercher, qui limite autant les produits déversés sur les vignes que les intrants utilisés pour la fabrication du vin.
Frédérique

Yohann
2 mois il y a

Bonjour Julien, je suis vigneron et j’aimerais apporter 2 petites précisions.
Le Roundup et le glyphosate c’est la même chose : le glyphosate est la matière active de l’herbicide nommé Roundup.
La culture bio est 2 à 3 fois plus consommatrice de gazole, il faut passer plus souvent pour traiter et travailler les sols. Elle utilise principalement le cuivre et le soufre qui sont facilement lessivables et finissent dans les fossés ( l’estuaire de la Gironde a une concentration exceptionnelle en cuivre). Ce n’est pas parfait.
l’intérêt du vin bio est qu’il a peu de résidu dans la bouteille.

Flora
2 mois il y a
Répondre à  Yohann

Oui ce que vous précisez est exact si l’on suit ce processus mais il est possible de travailler autrement ; malheureusement comme le profit l’emporte sur le bon sens et que les connaissances ne se sont pas transmises, chacun fait comme il l’a appris en fonction de ses convictions, de son éducation, de ses études et des normes. J’ai eu la chance d’avoir un grand oncle vigneron qui travaillait, comme tout le monde dans les années soixante, avec des chevaux. Ces derniers ne demandaient pas de pétrole mais de l’herbe, du foin et parfois une ration d’avoine. Il fallait par contre s’en occuper chaque jour. Tout le monde avait les connaissances du terroir et des animaux de la ferme. Le travail avec les équidés, était favorable aux pieds de vignes de par sa spécificité et les simples, pêchers de vigne avaient droit de vie. Les ceps étaient résistants et adaptés au pays. J’ai des origines et ai vécu vers l’estuaire de la Gironde qui est maintenant aussi impacté par la centrale nucléaire, malheureusement. Les vins bio sans sulfites ajoutés c’est encore mieux ! Il y a maintenant un label pour les parcelles travaillées en traction animale mais les producteurs ne mettent cela en place que sur certaines parcelles car ils font appel à des professionnels qui se déplacent avec des chevaux éduqués qu’ils mènent aux-mêmes sur les tâches à accomplir. Dommage que cela soit si rare, l’environnement et l’émerveillement des enfants sont si importants. J’ai de merveilleux souvenirs.

JMG84
2 mois il y a
Répondre à  Flora

1/ Si vous utilisez la traction animale, vous vous privez de la clientèle animaliste… et oui il y a toujours plus intégriste que soi…

2/ faire appel à un professionnel de la traction animale… qui se déplace avec un van tiré par un gros 4×4 qui consomme 15l/100km pour travailler 1 ha sur les 20 ha du domaine, juste pour en faire un jolie vidéo sur les réseaux et une cuvée un peu plus chère. c’est un concept mais pas sûr qu’il sauve la planète.

3/ L ‘Agriculteur des années 60…
Effectivement ça c’est l’idéal, remettre les paysans à leur place d’origine, dans la terre, du lundi matin jusqu’à la messe du dimanche, 70 heures par semaine, avec la pioche dans les mains.
Pas sûr qu’ils soient encore assez nombreux et courageux pour nourrir le pays…

Yohann
2 mois il y a

Bonjour Julien, je suis vigneron et j’aimerais apporter 2 petites précisions.
Le Roundup et le glyphosate c’est la même chose : le glyphosate est la matière active de l’herbicide nommé Roundup.
La culture bio est 2 à 3 fois plus consommatrice de gazole, il faut passer plus souvent pour traiter et travailler les sols. Elle utilise principalement le cuivre et le soufre qui sont facilement lessivables et finissent dans les fossés ( l’estuaire de la Gironde a une concentration exceptionnelle en cuivre). Ce n’est pas parfait.
l’intérêt du vin bio est qu’il a peu de résidu dans la bouteille.

Papy Christian
2 mois il y a

Je suis surpris cet année, en allant faire courir mon chien dans une jachère, j’ai constaté qu’il n’existe plus aucune existence animale, plus de sauterelle, plus de papillon, plus de chenille… plus rien, la nature est morte à ma grande désolation. Alors tous ces produits, ça suffit, la nature mérite mieux que ça.

Flora
2 mois il y a
Répondre à  Papy Christian

Dommage que cela soit ainsi dans votre environnement et je souhaite que tous les insectes y reviennent un jour. Malheureusement il n’y a pas que les pesticides mais le fait que les terrains sont trop arrasés, sans flore locale et mellifères et avec la sécheresse et les normes anti-moustiques dans certaines régions, souvent pas de points d’abreuvement pour ces pauvres insectes. Toujours leur mettre de l’eau de source ou de pluie qui sont aussi malheureusement toutes plus ou moins polluées. Cela se répercute sur toute la chaine du vivant et des espèces se font rares ou disparaissent. J’ai la chance d’avoir un biotope de semi-montagne, donc sans trop de cultures, et mon jardin que je laisse semi-sauvage est empli d’insectes avec de nombreux papillons (justement il y en a eu beaucoup cette année le cantonnier ayant arrêté d’apandre des produits depuis deux ans) qui affectionnent particulièrement la marjolaine, les pois de senteur et les arbres à papillons, sans oublier une foultitude de simples (pulmonaires, coucous, millepertuis…). Tuer la diversité de la flore et par là même la faune qui en dépend. Il faut effectivement arrêter la fabrication de tous ces produits dangereux. Les industriels doivent se tourner vers ceux issus de la nature pour créer une alchimie salvatrice et non une chimie destructrice.

Marie
2 mois il y a

On s’en prend beaucoup aux vignerons Je ne sais pas pourquoi
Quelques remarques a propos de « moyennes »:
A propos de la consommation sur le territoire français je pense qu’il faudrait penser aux touristes (90 millions en 2019) et hommes d’affaires qui se rendent dans notre pays et qui consomment a cette occasion nos bons vins et en emportent dans leurs bagages Du coup je pense que notre moyenne de consommation par français est vraissemblablement beaucoup plus basse D’autre part les pays non consommateur de vins sont généralement consommateurs de bieres Cela me fait penser aux années où on accusait régulièrement les français d’être sales parce qu’ils achetaient peu de savonnettes pendant que les rayons des supermarchés présentaient des mètres linéaires a n’en plus finir de gel douche. Je ne pense pas qu’ils servaient de décoration
D’autres cultures sont plus terribles encore Je ne consomme pratiquement plus de pommes par exemple Je me demande si ces fruits ne sont pas plus traités que la vigne?

Pourquoi créer une pétition ?

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