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La barge rousse n’est pas folle. Mais quelle athlète !

Le métier de chercheurs, notamment sur le terrain, est passionnant.

Les biologistes qui vont récolter des données sur la flore et la faune ont un rôle crucial dans notre capacité à nous émerveiller de la création qui nous entoure.

Leurs découvertes nous permettent aussi de mieux protéger cette nature si belle qui a tant à nous apprendre.

À ce jour, le vol animal le plus long de la planète est effectué par la barge rousse.

Elle parcourt en une fois, sans pause, ni escale une distance de 11 000 à 13 000 km entre 3000 et 5000 mètres d’altitude selon les vents. (1,2,3)

Elle décolle d’Alaska et atterrit en Nouvelle-Zélande ou en Australie.

C’est un vol sans escale qui dure 8 à 9 jours. (1,2,3)

En un seul voyage, la barge rousse parcourt plus d’un quart de la circonférence de la terre qui est de 40 000 km. (4)

Un oiseau de taille moyenne

La barge n’est pas dotée d’une paire d’ailes gigantesque.

Elle n’a non plus la possibilité de planer comme l’albatros, qui est lui aussi un habitué des grandes migrations au-dessus du Pacifique, notamment entre les îles d’Hawaï et l’Australie. (5,6)

Il faut dire que ce gros courrier pèse 12 kg et ses ailes ont une envergure de 3,5 m. (5,6)

Quel planeur!

Mais la barge rousse mesure environ 40 cm. Elle pèse 260 à 600 g et son envergure est de 70 à 80 cm. (1,2,3,4)

Malgré cela, son vol atteint les 90 km/h. Sa vitesse de croisière est autour des 55 km/h. (1,2,3,4)

Et tout au long de son incroyable vol, la barge rousse ne cesse de battre des ailes.

Elle ne mange pas, ne boit pas, ni ne dort vraiment.

Les ornithologues expliquent qu’elle a un sommeil uni hémisphérique : une partie du cerveau dort, tandis que l’autre partie permet à l’oiseau de continuer à battre des ailes. (1,2,3,4)

Mâle et femelle sont très proches en taille même si cette dernière est plus grande et dispose d’un bec plus long.

Le Centre Scientifique d’Alaska se passionne pour les barges rousses

Dans les années 60 et 70, les ornithologues étaient persuadés que les barges rousses d’Alaska étaient les mêmes que celles de Nouvelle-Zélande. (7)

Ils se doutaient que ces oiseaux devaient entreprendre de longs vols.

Mais ils ont tout de même été surpris et émerveillés par ce qu’ils ont observé.

Entre 2006 et 2010, une équipe de chercheurs, menée par Robert E. Gill jr, un ornithologue du Centre Scientifique d’Alaska (Alaska Science Center) a suivi l’activité de 24 barges rousses. (7,8,9)

Cet institut de recherche est situé à Anchorage, la capitale de l’Alaska. C’est un organisme qui dépend du gouvernement américain. (9)

Pour repérer leurs déplacements, les chercheurs ont utilisé des balises GPS ultra légères accrochées aux oiseaux.

En 2007, ils ont équipé les oiseaux de balises durant l’été. Mais ces dernières se sont éteintes les unes après les autres avant que les oiseaux ne prennent leur envol.

E7 le héros des ornithologues !

Une seule balise fonctionnait encore. Les biologistes ont appelé l’oiseau qui la portait “E7”. (6,7)

E7 a fini par prendre son envol à l’automne. (6,7)

Et, à la grande surprise des scientifiques, son périple s’est fait sans escales.

E7 n’a pas atterri à Hawaï, ni sur les îles Fidji. (6,7)

Les scientifiques redoutaient, à chaque instant, que la batterie de la balise ne lâche.

Mais elle a tenu.

E7 a fini par se poser en Nouvelle-Zélande après un voyage de 11 500 km ! (6,7)

L’équipe a continué son travail.

Et le voyage retour a été analysé aussi.

Les barges rousses, au printemps, partent pour la mer jaune où elles nichent en Chine ou en Corée. (6,7)

Puis elles repartent pour l’Alaska où elles se reproduisent.

En tout, elles parcourent 29 000 km par an ! Quel voyage ! Et le tout sans pétrole ! (4,6,7)

Et visiblement, l’activité physique est bonne pour la santé chez les barges : elles vivent parfois au-delà des 30 ans, ce qui est beaucoup plus que de nombreux animaux. (1,2,3,4)

Imaginez un monde où le réveil au chant des oiseaux appartient au passé.

Cette scène, digne d’un scénario dystopique, devient notre réalité sous l’effet des pesticides, de la chasse indiscriminée, et de la disparition des habitats naturels.

La France, autrefois sanctuaire d’une incroyable diversité d’oiseaux, se trouve aujourd’hui au cœur d’une crise écologique silencieuse.

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Record battu par B6

En octobre 2022, un nouveau record a été enregistré pour une barge rousse.

Un juvénile nommé “B6” a quitté l’Alaska pour aller jusqu’en Tasmanie, totalisant un vol de 13560 km. (10,11)

Voilà sa fiche de vol :

  • Temps de vol : 11 jours.
  • Nombre d’arrêts : 0.

 

  • Îles et archipels survolés : Kiribati, Vanuatu, Nouvelle-Calédonie
  • Nourriture consommée : 0.

Quel as !

Il s’est posé dans la station balnéaire d’Ansons Bay. (10,11)

Il a bien mérité ses vacances !

D’après des ornithologues de l’Institut Max Planck, cet oiseau était probablement accompagné par d’autres barges lors de ce périple.

Un long jeûne qui brûle les graisses

L’un des aspects les plus extraordinaires de ces vols long-courriers est la capacité des oiseaux à ne rien manger ni boire durant si longtemps.

En Alaska, durant l’été, ils se nourrissent essentiellement de mouches et de papillons, ainsi que de chenilles et de vers de terre. (1,2,3,4)

Ils apprécient aussi les baies et les graines.

En hiver, en Océanie, les barges rousses consomment des vers marins, des crevettes et des puces de mer.

Avant de s’envoler, elles mangent autant qu’elles peuvent.

Leur poids augmente de 50%. (1,2,3,4)

Leur peau s’épaissit de plusieurs cm de graisse.

Puis, durant plusieurs jours, et alors qu’elles sont toujours à terre, elles jeûnent.

Leurs organes liés à l’alimentation s’atrophient.

Puis, les barges rousses partent.

Leur corps sert de réservoir de carburant.

Les graisses du corps sont brûlées et transformées. Elles permettent à l’animal de continuer ses efforts.

Les barges rousses partent avec 45% de masse graisseuse. Et à l’arrivée, il ne leur en reste que 10% ! (1,2,3,4)

Un long périple menacé ?

Malheureusement, la bétonisation des côtes notamment en mer jaune en Chine et en Corée rend leur voyage de moins en moins facile. (6)

Les surfaces de vasière diminuent. (6)

Les barges sont alors davantage en concurrence avec d’autres oiseaux migrateurs, ce qui rend la chasse aux vers marins et autres insectes plus difficile… (6)

Espérons que les découvertes extraordinaires de ces 15 dernières années donneront l’envie aux pouvoirs publics des différents pays qui l’hébergent de préserver, autant que possible, des zones sauvages ou semi-sauvages capables de les accueillir. (6)

Les animaux sauvages nous offrent des prouesses à admirer.

Puisse, durer ce temps de l’émerveillement !

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Sources:

  1. https://www.oiseaux.net/oiseaux/barge.rousse.html
  2. https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/2568
  3. https://www.audubon.org/field-guide/bird/bar-tailed-godwit
  4. https://datazone.birdlife.org/sowb/casestudy/the-bar-tailed-godwit-undertakes-one-of-the-avian-worlds-most-extraordinary-migratory-journeys-
  5. https://lemagdesanimaux.ouest-france.fr/dossier-355-albatros.html
  6. National Geographic, mars 2018, la vie secrète des oiseaux migrateurs
  7. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0003347214000542
  8. https://www.usgs.gov/staff-profiles/robert-e-gill
  9. https://www.usgs.gov/centers/alaska-science-center
  10. https://www.midilibre.fr/2023/01/28/record-du-monde-pour-une-barge-rousse-le-petit-oiseau-a-parcouru-13-560-km-sans-se-poser-10958062.php
  11. https://www.lpo.fr/lpo-locales/coordination-lpo-grand-est/lpo-meurthe-et-moselle2/actu-meurthe-et-moselle/fantastique-voyage-pour-une-barge-rousse
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