Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur telegram
Partager sur email
Partager sur whatsapp
Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur telegram
Telegram
Partager sur email
Email
Partager sur whatsapp
WhatsApp
Partager sur facebook
Partager sur whatsapp
Partager sur twitter
Partager sur telegram
Partager sur email
periurbanisation

Préservons les zones péri-urbaines : elles nourriront nos enfants demain !

La crise sanitaire du coronavirus a rappelé l’importance de la souveraineté alimentaire.

Durant les confinements, alors que l’activité économique s’est trouvée ralentie et que les frontières se fermaient, tout le monde s’est demandé si nous avions les réserves alimentaires nécessaires. (1)

De nombreuses personnes se sont ruées sur les supermarchés pour faire des courses conséquentes. Et le Président de la République, lui-même, a dû rassurer les Français en affirmant que le pays disposait de suffisamment de réserves alimentaires. (2,3)

Un enjeu stratégique

Or, la souveraineté alimentaire d’un pays dépend de la quantité de terres arables dont il dispose.

Par exemple, l’Arabie Saoudite, dont le territoire est essentiellement un désert, a acheté de nombreuses surfaces agricoles notamment en Ethiopie (plus de 10 000 hectares !) et en Papouasie pour garantir des approvisionnements à sa population. (4)

Ces investissements ont eu lieu après la flambée des prix des denrées alimentaires en 2007/2008. Les Saoudiens ont compris, à ce moment-là, qu’ils n’étaient pas à l’abri de la famine. (4)

La France a beaucoup de chance. Elle n’a pas de pétrole mais elle a de nombreuses terres agricoles. Certaines terres, comme la Limagne en Auvergne ou celles de la Beauce sont très riches. (5)

Mais cet extraordinaire trésor, qui constitue une part importante de notre économie, est fragile.

Il faut en prendre soin.

Quand les villes grignotent les campagnes…

Or en France, il est un problème dont peu de médias parlent : les villes gagnent sur les campagnes. Les terres agricoles si précieuses sont transformées en ronds-points et en terrains constructibles. Les villes s’étalent. (6)

En 2017, une expertise scientifique de l’INRA (devenu INRAE depuis) dresse un bilan inquiétant : la surface agricole, qui comprend les terrains cultivables et les prairies permanentes, a reculé de 7% en France lors des trois dernières décennies. (7)

Deux millions d’hectares agricoles ont disparu entre 1985 et 2015 !

Près de 10% du territoire, soit 50 000 kilomètres carrés, est artificialisé :

  • 40% de cette superficie est occupée par les habitations ;
  • 30% par des entreprises ;
  • les 30% restants sont les aménagements liés au transport : aéroports, voies ferrées, parkings et bien sûr les routes et les autoroutes.

De manière assez logique, ce sont les régions déjà très urbanisées qui continuent à perdre des terres agricoles le plus vite : l’Alsace, l’Ile de France ou la région de Lille.

Hélas, ce sont aussi des zones où les terres agricoles sont exceptionnelles.

C’est un immense potentiel que ces régions perdent à chaque fois qu’un terrain se trouve transformé.

Et réhabiliter des zones artificialisées, lorsque c’est possible, prend du temps !

Nos villes et nos villages ne pourraient pas assurer la subsistance alimentaire de leur population s’ils venaient à être coupés du reste du monde.

Il est temps de faire preuve de résilience ! Récupérons une souveraineté alimentaire régionale et consommons local ! 

Investir dans les centres-villes

Depuis quelques années, le mode de vie américain semble s’implanter en France.

Les centres-villes sont désertés au profit de lotissements à l’extérieur des villes.

Sont construits en périphérie des villes des zones commerciales ou industrielles et des bureaux.

Ces nouveaux quartiers demandent du béton : il faut des routes, des trams, de l’électricité etc.

Et pendant que les centres-villes déjà artificialisés dépérissent, la vie s’organise en périphérie.

Cette nouvelle tendance n’est pas seulement un problème esthétique : elle pourrait mettre en danger l’avenir de nos enfants ou petits-enfants.

Déjà pour la faune et la flore, cette fragmentation de l’espace joue sur la biodiversité.

Les animaux sauvages utiles comme les insectes pollinisateurs, les rongeurs, les oiseaux ou les rapaces qui garantissent la survie des écosystèmes ne parviennent plus à se déplacer. (8)

Leur population baisse et rapidement les écosystèmes s’appauvrissent.

Combien de petites ou moyennes villes de France, voire de villes de grande-banlieue s’étendent ainsi démesurément ?

Cela multiplie les quartiers sans âme, défigure les paysages et engloutit de nombreuses terres agricoles. Et pendant ce temps-là, les centres sont vides et moribonds !

Il est grand temps de réinvestir les centres-villes en commençant par limiter la taille des centres commerciaux qui se trouvent à la périphérie.

Il est temps de faire revenir des petits commerces, des écoles et des artisans dans les centres-villes.

Cela demande une politique de la ville associée à la politique agricole. Cela demande une vision d’ensemble.

Pour l’heure, peu de citoyens ou de responsables politiques semblent réellement conscients de ces enjeux.

Des militants debout !

Ces dernières années toutefois, quelques territoires péri-urbains ont été sauvegardés. C’est le cas de Notre Dame des Landes dans la région nantaise que les zadistes (ZAD = Zone à défendre) par leurs campements sauvages ont su préserver. (9)

De manière moins frontale et moins violente, la Foncière Terre de Liens collecte des fonds privés pour acheter des terrains périurbains et les louer ensuite à des paysans bio. (10)

Pour autant, à ce jour, c’est le bitume qui gagne la course de l’utilisation des terrains.

Parviendrons-nous à inverser la tendance ?

Solidairement,

Julien

P.S. : Cliquez ici pour partager la pétition « Récupérons de toute urgence notre souveraineté alimentaire régionale ! ».

P.P.S. : vous voulez réagir à cet article ? Évoquez votre ressenti lors de la signature de la pétition ou cliquez ici pour laisser un commentaire au bas de cet article.

Nos villes et nos villages ne pourraient pas assurer la subsistance alimentaire de leur population s’ils venaient à être coupés du reste du monde.

Il est temps de faire preuve de résilience ! Récupérons une souveraineté alimentaire régionale et consommons local ! 

Partagez-nous vos idées et vos textes de pétition en cliquant ici.

Pourquoi créer une pétition ?

Il est important et nécessaire que les opinions et valeurs des citoyens soient prises en compte en permanence et pas uniquement au moment des échéances électorales.

Une pétition est un moyen d’action efficace, pour que les citoyens reprennent le pouvoir sur les combats qui leur semblent justes.

Vous aussi, prenez part à la mobilisation citoyenne !

S’abonner
Notifier de
10 Comments
Inline Feedbacks
View all comments
Agnes
11 jours il y a

L’union populaire portée par la France Insoumise propose dans son programme ( Avenir En Commun) d’imposer la règle verte à l’économie, c’est à dire penser notre façon de produire à l’aune de la protection du vivant… vous savez ce qu’il vous reste à faire aux élections dd 2022!!
Liberté, égalité, fraternité.

12 jours il y a

Notre collectif CEINTURE VERTE DE MONTPELLIER https://ccvm.jimdosite.com n’a pas attendu pour tenter de réveiller nos élus et décideurs à l’échelle de la Métropole de Montpellier, championne française de l’étalement urbain et de l’expansion galopante.

Depuis cinq ans nous préconisons entre autres la sanctuarisation des espaces agricoles et naturels périurbains, en utilisant le dispositif du Code de l’Urbanisme que l’on appelle le PAEN. C’est aussi un programme d’actions pour la reconquête agricole de ces périmètres et le début d’une recontruction des campagnes dans et autour de la ville au plus proche des habitants et consommateurs, tout en les faisant bénéficier des bénéfices écosystémiques apportés par la végétation, les arbres et les sols vivants.

Petere Pedro
13 jours il y a

Bonjour
Oui c’est un fait que la population augmente . Les anciens restent dans leur grande maison . Les jeunes veulent une maison ce qui est normal .
Donc il faut construire ou et comment ???
Sur des terres non cultivables ?
Aujourd hui tout est fait pour ne plus aller en ville la voiture est de moins en moins autorisée alors nous allons au super centre commercial on peut se garer avoir beaucoup de magasins etc
Aujourd ‘hui chaque Commune veut tout: terrain de sports une population jeune pour garder son école etc etc etc Il faut sans doute que NOs Elus et nous mêmes souions plus réalistes et terre terre
Bon courage à Tous

Laurent MERY
13 jours il y a

Elles ont existé. C’était les meilleurs terres autour des villes (maraîchage). Dans les années 70, elles se sont transformées en zones pavillonnaires, en zones artisanales, pour les activités sportives… Je mes suis toujours posé la question, pourquoi ne pas les avoir laissées en zones tampons?

Oddone
13 jours il y a

Problème très préoccupant en effet!
Dans le sud, la betonisation est démentielle et ne semble pas avoir de frein.
Dans notre petite ville de 5000 habitant dans l’arrière pays niçois, un programme immense de lotissements et de commerces est entrain de se construire….qui défigure le paysage et l’environnement.
Autre exemple, dans le Var, le dernier week-end d’août, nous n’avons pu nous baigner à cause d’une bactérie qui avait pollué la mer. La ville s’est tellement étendue que l’on assiste à une surpopulation l’été qui entraîne une saturation des eaux usées.
Donc comment faire pour arrêter la betonisation ? Et instaurer des limites?

Gilbert
13 jours il y a

Vous avez raison sur la bétonisation des villes mais il faut loger la population qui augmente… Remarquez que les campagnes bétonnent aussi à tour de bras : poulaillers industriels partout à la campagne (dans les Ardennes par exemple), installations de méthasineurs à tout va , développements des surfaces cultivées non plus pour nourrir la population mais pour approvisionner ces méthaniseurs . C’est effrayant ce qui se passe à la campagne.

Alain Zahm
13 jours il y a

Pas tout à fait d’accord.en Ardèche par exemple en un siècle les surfaces boisées sont passées de 100 à 300 mille hectares par abandon des terres par les paysans,pas de béton dans ces cas là

Mambo satin
13 jours il y a

Pourquoi s’étonner, la population augmente = le béton aussi et les gens se sauvent des villes, non seulement parce qu’elles sont dangereuses mais aussi à cause de toutes les contraintes de circulations. Aucun dirigeant n’ose mettre en place un plan de contrôle des naissances et tous continuent à accepter toute la misère du monde. A un moment il faut faire des choix difficiles. Mais rassurez vous ce n’est pas propre à la France. Quelques autres pays d’Europe sont dans le même cas

LILIANE VALLEE
13 jours il y a
Reply to  Mambo satin

bonjour nous nous avons notre jardin qui nous nourris

Durand
12 jours il y a
Reply to  Mambo satin

Contrôler les naissances . Aujourd’hui on laisse entrer des milliers de personnes à qui on donne tout, même les terroristes sont dans des hôtels aux fraises des contribuables on organise des tribunaux pour juger des criminels toujours aux fraises des contribuables, les Français ne font plus beaucoup d’enfants, ce sont les nouvelles populations qui augmentent les nombreux d’enfant comme se fait-il que l’on donne la nationalité française tous les ans à des milliers de demandeurs d’asile
Et les promoteurs immobiliers assoiffés construisent à toute allure avec l’accord des maires tout aussi assoiffés des progrès faire construire des grandes surfaces n’est aujourd’hui plus porteur d’emplois puisque les caisses sont de plus en plus automatiques comme cher certains décathlon plus qu’une caisse avec une hôtesse .Lors de mon dernier passage 2018 depuis ?
Rassurant pour les futurs emplois, le retour dans nos campagnes et l’alimentation bio c’est bien mais faut-il que nous soignions adeptes et que l’agriculteur(s)ait la volonté des fournis une alimentation saine et équilibrée parce que si c’est pour y acheter la même M…que dans les grandes surfaces?J’ai un grand doute car ils étaient les premiers à payer pour vendre aux grandes surfaces aujourd’hui ils les prennent à gorges avec des prix achat bas.

Pourquoi créer une pétition ?

Il est important et nécessaire que les opinions et valeurs des citoyens soient prises en compte en permanence et pas uniquement au moment des échéances électorales.

Une pétition est un moyen d’action efficace, pour que les citoyens reprennent le pouvoir sur les combats qui leur semblent justes.

10
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
()
x